DC Marseille

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Défense Collective Marseille
« Infos et conseils contre la répression »

Pourquoi une défense collective ?
Quand on participe à des luttes ou à des mouvements sociaux (sans-papiers, mal logés, chômeurs, travailleurs…), on est souvent confronté à la répression. Face à elle, on ne se retrouve pas tous dans la même situation.

La justice fonctionne comme le reste de la société : dans un rapport de classes. Les moyens financiers (pour payer les avocats), les relations, la connaissance du système et même la manière dont on s’exprime, tout ceci est déterminant face aux juges. L’enjeu est donc que la solidarité entre ceux qui ont participé à une lutte ou une action commune s’exprime réellement sans que chacun soit renvoyé à ses seuls moyens individuels et de classe pour se défendre.

La répression cherche à isoler et à diviser. Dans beaucoup de cas, elle s’abat au hasard sur quelques individus mais le message s’adresse à tous. C’est pour cela que la défense collective est une nécessité. Il s’agit de se donner les moyens d’élaborer ensemble un discours public permettant de continuer à défendre les raisons de la lutte. La défense collective est donc un véritable outil d’organisation contre la répression dans la limite de ses possibilités, de ses moyens et de ses forces militantes.

[…]

Celle-ci, par définition, ne peut aboutir à aggraver la situation d’un co-inculpé, ou de toute autre personne pouvant être confrontée à la répression, pas plus qu’à dénigrer ou remettre gravement en cause l’action ou la manifestation qui est réprimée.

Dans la répression, on est dominé par l’urgence. Il est alors très utile de disposer d’une caisse antirépression déjà existante, même si elle est mise en veille lorsqu’on n’en a pas besoin. Cela permet d’avoir posé au préalable certains jalons :
– des contacts d’avocats avec qui les modalités de la défense et les tarifs éventuels ont déjà été discutés,
– des fonds suffisants pour faire face aux premières dépenses.

Cette caisse peut aussi être l’occasion de partages d’expériences, de débats sur la justice, le droit, la manière de réagir face à la répression ainsi que de rencontrer et d’échanger avec des collectifs de soutien. La diversité des cas (contexte, délit, profils des inculpés, etc.) impose de discuter à chaque fois des limites respectives de chacune des stratégies possibles. Enfin, une telle caisse peut être le lieu où s’élaborent et se partagent des outils de diffusion des connaissances juridiques (par exemple, distribuer des tracts sur la garde à vue ou la comparution immédiate lors d’actions et manifestations).

Texte repris de la brochure La défense collective.

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