Du pipeau dans les sous marins n’empêche pas la galère de couler

Les bonnes nouvelles se succèdent dans les médias. Ainsi la France ne vient-elle pas de signer un accord historique avec l’Australie concernant une vente de sous-marins s’élevant à 34 milliards d’euros. Mais peut-on être vraiment rassuré quand le secteur de l’industrie de l’armement, dans ce monde en crise, se retrouverait seul porteur ?

On peut donc d’un côté se présenter écologiste, dire vouloir sauver la planète et de l’autre produire de quoi « nettoyer » la Terre entière du genre humain.

Où l’écologie se niche t-elle ? Ne sommes-nous pas souvent trop naïf ?

 QUI JOUE DU PIPEAU ?

Si à présent quelqu’un vient vous dire que ce « marché du siècle » est un « canard », une fausse information, vous allez hurler, insulter le Cassandre, la mauvaise herbe, l’anti-France qui veut nous casser la baraque…
Bon, eh bien tant pis, pour les tomates : c’est bien une fausse « bonne » nouvelle.

D’abord parce que l’accord lui-même, à l’heure où nous écrivons ces lignes, n’a même pas été signé. La DCNS est en négociation exclusive avec le gouvernement australien, c’est vrai. Mais la signature n’était pas vraiment acquise ces derniers jours.

Et surtout parce que les chiffres et les conditions de vente qu’on a avancé dans cette affaire, sont loin de la réalité. C’est tout au plus 12 milliards pour la France. Car l’essentiel sera fabriqué en Australie avec la technologie française. Du boulot surtout pour les Australiens. Et toutes ces jolies sommes carillonnées tiennent plutôt du fantasme car le paiement sera étalé sur 50 ans…
Le premier sous-marin Barracuda australien devrait être mis en service en 2030…

Piment sur le gâteau, certaines mauvaises langues s’en mêlent, évoquent déjà en ricanant la possibilité de « rétrocommissions ». Car les élections présidentielles en France ne sont pas si loin que ça et il faut quand même se prévoir une cagnotte.

Les gens sont méchants !

 LA REALITE DE L’ECONOMIE ET L’ACTION DE LA BCE

Mais il y a les autres « bonnes nouvelles ». Celles que nous trompette régulièrement Nicolas Doze, mon chroniqueur préféré de BFM qui est à présent dépassé par un triomphalisme médiatique général. Parfois j’ai l’impression que certains font dans le « second degré »... Souriant, tête au carré, le « spécialiste » de l’économie, dans les médias, a en charge, comme d’autres, le conditionnement du bon peuple. Il passe donc dans les bureaux tous les matins, en vaporisant le déodorant anti stress, prêt à vous offrir un massage vite fait bien fait.

C’est fastoche car lui et ses collègues ne se sentent pas obligé de faire dans la finesse. Il suffit de s’accrocher aux bulles de flatulence que lâchent les financiers et leurs brain trusts.

C’est vrai, c’est bien vrai. Cela va mieux. Evidemment pas pour tout le monde, ne soyez pas utopiste. La cadence de fermetures des entreprises se ralentirait. L’immobilier en particulier est reparti à la hausse, avec un regain pour tout le secteur. Il y aurait donc une demande solvable.

Par quelle magie un tel sursaut se produit-il alors que la croissance reste partout en berne, que les niveaux de production stagnent, que les revenus semblent bel et bien, pour l’ensemble des populations, à la baisse ?
Au passage notons là encore la manipulation des chiffres du chômage. Il ne baisse pas de 60000 mais de 8000 personnes [1].

Et il va encore baisser saisonnièrement avec l’euro de foot et les vacances d’été.
Cassandre rappelle quand même, qu’il ne peut pas y avoir de croissance économique dans un pays comme la France sans croissance dans le monde. Or on reste dans une Europe en pleine déflation, avec un ralentissement du commerce mondial.

Et donc vous chipotiez. Vous comptiez mesquinement vos derniers sous. De bougon, vous deveniez un indécrottable mécréant, à deux doigts de basculer dans l’anarchisme.
Mais, incrédules, vous méconnaissiez les pouvoirs d’un véritable artiste : Mario Draghi.

Il avait sa baguette magique, enfin plutôt sa planche à billet habilement dissimulée dans les coulisses. Et sous l’œil réprobateur du directeur du Cirque, un certain Walter Schauble, il est arrivé sur scène en inondant le public des traders et financiers par ses lancers de monnaie. Les vivats ont cependant été discrets. Comme si on connaissait déjà le numéro, sachant que tout cela tenait de l’esbrouffe mais qu’on ne pouvait y échapper. Les déficits budgétaires allaient encore en prendre un coup, ça c’est sûr, répliquait un auguste de service. C’était peut-être drôle mais ça ne faisait pas rire…

Cela devenait coutume et addiction : on dépensait l’argent qu’on n’avait pas. Remarquez qu’en France même, il y avait de distingués pionniers : la gestion de Ségolène Royal en Charente n’avait-elle pas fait l’objet de réprobation [2] ?

A partir de là, sans un mot de trop, on serrait les fesses. « Pourvou qué ça doure » était devenu la discrète devise de Super Mario et de ses tenants, face aux gémissements de protestation germaniques, aux hoquets des détenteurs de cassettes… et aux signes de révoltes populaires de plus en plus significatifs.
Ach ! Qu’est-on allé faire dans cette galère ?
En attendant le licol semblait se desserrer. Prime d’activité, généralisation du RSA, baisse des taux d’emprunts. Mais consommez, bon dieu de m… ! Sur le tard les consignes du grand frère d’Outre-Atlantique étaient donc suivis en vue d’une reprise par une inflation contrôlée. On jetait même quelques miettes à « ces feignants de profs ».

Encore faut-il se méfier des effets d’annonce…

Et on avait bien acheté mais c’était plutôt des produits étrangers. Et il faut bien dire que c’était donc les importations qui avaient augmentées.
Malgré les conseils donnés de ne pas se retourner, certains, dans la colonne, avaient quand même jeté un coup d’œil par-dessus leur épaule. Ils s’étaient vite aperçus que l’inflation n’avait pas décollée, qu’au contraire le mécanisme naturel de déflation s’accentuait. Autrement dit, derrière, le pont de liane s’était écroulé, et le reste de la falaise s’effritait. Du coup vendredi 30 avril, la Bourse, stagnante mais versatile, baissait de près de 2,5%...

 LES ETATS-UNIS ET LE TRAITE TAFTA

L’Administration Obama a échoué sur plusieurs plans au niveau international. Cet échec s’explique par l’affaiblissement de l’Empire, lui-même lié à un déclin général du capitalisme. Les Etats-Unis vivent actuellement leur plus faible expansion depuis 2014. Le PIB n’a augmenté que de 0,5% au premier trimestre bien en deçà des 0,9 % attendus. La consommation des ménages stagne. Cet affaiblissement général s’explique bien sûr par la chute des investissements privés à laquelle s’ajoute la baisse des dépenses fédérales. Notons surtout que l’investissement des entreprises, qui permet de “construire” la croissance future, accuse un recul de presque 6 %. Ce chiffre est la conséquence d’un effondrement vertigineux de -86 % dans l’industrie extractive représentée par l’activité du gaz de schiste. Activité qui avait représentée jusqu’alors la seule source de croissance. Les exportations, lestées par un dollar trop fort, ont baissé de 2,6%.

En tenant compte des risques, des expériences passées, des capacités militaires, de l’opinion, il est difficile pour les Etats-Unis d’intervenir directement sur le terrain, à l’étranger. L’intervention en Syrie se fait donc à petite échelle, les différents services appuyant des groupes parfois opposés [3].

Déçu par l’Europe où certains s’étaient engagés inconsidérément dans l’aventure libyenne, par l’absence même d’un pouvoir de décision unique à la tête de l’Union Européenne [4], les Etats-Unis se tournaient vers le Pacifique et l’Asie. Mais s’entendre avec la Chine devenait de plus en plus difficile. Celle-ci détenait à présent, comme vous le savez, un épais matelas d’obligations américaines. Si l’Etat chinois était mécontent, il pouvait tenter de faire plier l’Oncle Sam en le menaçant de mettre en vente sur le marché les papiers dudit matelas. C’est sûr qu’ainsi « on casserait la baraque ».

Mais les dirigeants chinois peuvent se sentir les coudées franches étant délestés d’un poids de l’opinion, d’oppositions tolérées, tel qu’il en existe dans les sociétés occidentales. Qu’importe au fond, si dans cette dictature, on en revient à la faveur d’une crise, aux fondamentaux du maoïsme. Et le montant du déficit public de la Chine dépasserait celui des Etats-Unis…

Les Etats-Unis voulaient bien s’entendre avec leur copain, à condition qu’il ne soit pas trop gros, ni trop costaud en cas de désaccord. Sinon il finit par ne plus être un copain mais par représenter une menace.

L’ALENA, le marché commun de l’Amérique du nord, avec le Mexique, le Canada et les Etats-Unis, représentait une aubaine à ne pas manquer : un géant industriel avec deux nains, essentiellement producteurs de matières premières, pétrole, bois et hydro électricité…

Face à l’Europe c’était plus ardu. Mais pas le choix : il faut contrebalancer le pouvoir du géant asiatique. Le problème avec l’Union Européenne c’est, comme nous l’avons déjà dit, l’absence d’un interlocuteur, d’une administration ayant directement un pouvoir décisionnelle. Sachant cela il fallait d’abord attaquer le morceau par un bout. Qui était assez puissant pour espérer trouver dans un accord de libre échange, un profit ?

L’Allemagne pouvait peut-être relever ce défi. Mais pour les autres pays c’était plus compliqué. En Espagne ou en France il y avait traditionnellement un clair sentiment anti-impérialiste surtout pour ce qui concerne la bouffe. S’attaquer, vouloir concurrencer l’industrie agro alimentaire française, c’est déclencher une levée de boucliers. Déjà, en plus du poulet à l’eau de javel, les Français sentent venir la menace du camembert en boite de conserve, l’interdiction du roquefort et du foie gras. Il est vrai que la « junk food », l’insipidité de la bouffe nord-américaine, déjà diffusée à grande échelle par une chaîne de restauration au nom à consonance écossaise, à de quoi pousser à la révolte… Ne voulant pas m’étendre ici sur un traité dont les négociations se sont voulues secrètes, je résume et je caricature donc.

Un revirement est possible. S’imposer en Europe de cette façon, en force, par le TAFTA, n’est peut-être judicieux. Et la supposée future présidente des Etats-Unis, Hillary Clinton semble beaucoup moins déterminée que Barack Obama [5].

 SUR LE FRONT

Comment ne pas terminer ce billet par un « hors sujet », évoquant le mouvement social ?

Je me suis fait tirer l’oreille pour participer à Nuit Debout dans mon coin de cambrousse. J’ai été agréablement surpris. Mes voisins n’étaient pas aussi cons que je croyais. J’y suis donc revenu. Bien que préconisant la rotation des tâches j’y ai fini animateur.

C’est surtout dans la forme qu’actuellement tout est en train de changer. Bien sûr il reste des vieilles habitudes politiciennes, et Nono essaie de nous fourguer sa « 6e République » en programme des prochaines élections. Mais les vieilles manœuvres passent mal et ce qui ressort c’est la volonté d’un fonctionnement par la démocratie directe, l’envie d’échanger, de communiquer pour sortir d’un monde prônant un individualisme « cocooning » devenant déprimant.
Ce qui m’a frappé c’est un clair sentiment anti-électoraliste, un rejet des « politiques » dans leur ensemble mais aussi une quête d’organisation démocratique.

A cette volonté de Démocratie Directe, incontournable, s’ajoute clairement et logiquement une perspective autogestionnaire. Bref tout ce que j’aime et que détestent la Gauche et la Droite, les partis institutionnels et les populistes. Il est possible qu’un tel mouvement s’essouffle, n’aille pas plus loin, parce qu’après tout, on a dit ce qu’on a à dire, sans avoir encore trouvé le moyen d’intervenir concrètement. Les choses se font à leur rythme.

Mais rien ne sera plus comme avant pour ce qui est de la vision de la Démocratie.

Et même s’il survivra certainement faute d’alternative comprise et acceptée, le système actuel est radicalement déconsidéré.

Illustration : SNA français Casabiancaau départ de Toulon pour participer à l’exercice Trident d’or (4 avril 2005), Jean-Michel Roche, Wikimedia (licence Creative Commons paternité – partage à l’identique 3.0 non transposée).

[1En gros, les chômeurs qui disparaissent de la catégorie A partent dans les autres, celles de temps partiels très partiels et ne sont plus comptabilisés en A.

[2« Le président socialiste de la nouvelle région a commandé un audit qui révèle des dérives financières. Il estime aujourd’hui que sans la fusion avec les autres administrations du sud-ouest, la faillite était assurée. "C’est le budget de l’Aquitaine par sa masse, sa rigueur, qui va permettre d’absorber les problèmes de Poitou-Charentes, mais je ne veux pas que le système se poursuivent, au risque de mettre tout le monde en difficulté", a exprimé Alain Rousset à la presse. » FranceTVinfo, le 08/04/2016.
132 millions d’euros d’impayés, et 56 millions d’euros de prêts à taux variables, jugés à haut risque…

[3Des milices syriennes armées par différentes factions des services US se combattent désormais mutuellement dans les plaines situées entre la ville assiégée d’Alep et la frontière turque. Cet événement montre à quel point les officiers des services secrets américains et de l’armée ont peu d’emprise sur les groupes qu’ils ont financés et formés dans cette guerre civile amère longue de 5 ans.
Les combats se sont intensifiés durant ces deux derniers mois alors que les unités armées par la CIA et par le Pentagone se canardent mutuellement tandis qu’elles manœuvrent dans les territoires contestés du nord d’Alep, ont confirmé officiels américains et leaders des rebelles.
À la mi-février, une milice armée par la CIA baptisée Fursan al Haq, ou les Chevaliers de la Vertu, s’est fait bouter de la ville de Marea, à environ 35 km au nord d’Alep, par les Forces Démocratiques Syriennes, appuyées par le Pentagone, en provenance de régions contrôlées par les Kurdes à l’est.
« Toute faction qui nous attaque, peu importe ses sponsors, nous la combattrons, » a déclaré le major Fares Bayoush, leader des Chevaliers de la Vertu.
(Source : Los Angeles Time, repris sur le site de Charles Sannat ; « Insolentiae »)

[4Les Etats-Unis veulent pouvoir disposer d’un interlocuteur unique pour l’Union Européenne. D’un autre côté, bien sûr, ils ne veulent pas non plus d’une Europe trop forte. Voir « L’Europe vue des Etats-Unis ou comment s’assurer que l’UE ne soit ni un complet échec ni un franc succès
Par Alexandre ANDORRA, journal « Le Monde » du 26 novembre 2015

[5“Hillary Clinton Comes Out Against TPP” Journal “Huffington post”, 10/07/2015
Dès juillet 2015 Hillary Clinton émettait de sérieuses réserves concernant la TIPP/TAFTA

Mis en ligne par Nemo3637
 17/05/2016
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